Carte vidéo et écrans : un duo à considérer

Une configuration c’est un peu comme une colonie de vacances : si le moniteur est nul, on galère ^^ Que les pros de la frame nous pardonnent, nous faisons ici davantage une petite piqûre de rappel, mais plus que jamais ce qui va de soi et va sans dire va mieux en le disant : avoir un PC qui envoie du bois lorsque le moniteur est à la traîne (ou inversement), c’est du gâchis !

Certains utilisateurs sont si concentrés sur les caractéristiques de leur ordinateur qu’ils en oublient le véritable enjeu. D’abord, rassurons-les ; ce n’est pas sale, leur Core change, mais il ne doit pas être le seul à évoluer. Nous n’allons pas lancer un cours magistral sur ce qu’est un moniteur, le temps de réponse, les contrastes (etc.) les plus curieux se reporteront sur notre guide. Concentrons-nous sur le lien avec la carte graphique et quelques questions qui viennent souvent bourdonner à nos oreilles.

Est-ce que la taille compte ?

Beaucoup imaginent qu’un écran 32 pouces sera bien plus gourmand qu’un 24. À définition égale, la taille n’a que peu d’importance. Le Full HD reste du 1920×1080 et demande les mêmes ressources quel que soit le support !

En revanche la définition, donc la densité de pixels, n’est pas la même, et l’on sera tenté de rehausser la définition du plus grand, par exemple en WQHD (2560×1440), pour davantage de finesse s’il le permet. Dans ce cas, en effet, mieux vaut avoir un GPU musclé. De plus, les grandes diagonales proposent souvent des fréquences de rafraichissement plus importantes (nous revenons sur ce point ensuite) nécessitant immanquablement davantage de puissance. Jusqu’à 27 pouces, le full HD est très satisfaisant, au-delà, tout dépend du recul et de la qualité de l’écran.

Si vous êtes en quête du nombre maximum d’ips, le branchement à privilégier est le DisplayPort, car il est doté d’une meilleure bande passante. Comme le HDMI, il transporte aussi les signaux audios.

Loués sont les hertz !

Investir dans un ordinateur plus couteux qu’une console, en dehors des arguments ô combien objectifs que nous dévoilons dans cet article, , permet d’accéder à des jeux plus détaillés et affichant un meilleur taux de rafraichissement exprimé, on le rappelle, en Hz. C’est là un point de discorde entre GPU et moniteur.

Se doter d’une Geforce 1080 Ti capable de faire tourner des jeux à plus de 100 images par seconde n’est pas indispensable sur un écran 60 Hz qui affiche donc un maximum de 60 ips. Dans ce cas, votre configuration n’exprime pas tout son potentiel et pourra même provoquer des déchirements de l’image (tearing).

Au contraire, investir dans de la 4K pour se tourner vers l’avenir mais garder une carte vidéo milieu de gamme assure une chute d’images par seconde, donc des problèmes de ralentissement ou autres artefacts.

Les jeux de courses, FPS et autres mécaniques basées sur la fluidité gagnent à être affichés à plus de 100 ips, d’où l’appétence des gamers pour le 144 Hz, mais il faut une solide carte vidéo pour soutenir un tel nombre d’images par seconde. Comme pour l’intérieur de votre boitier, tout est histoire d’équilibre, de cohérence, et d’une dose de synchronisation.

FreeSync sur Geforce : mon moniteur implose ?

Le Graal des joueurs fut de synchroniser le nombre d’images envoyé par le GPU et affiché à l’écran. Ce fut d’abord des solutions logicielles pas toujours heureuses : le V-Sync et le Triple Buffering. Puis Nvidia et AMD ont proposé respectivement le G-Sync et le FreeSync, tous deux plus efficaces.
Malheureusement, alors que les cartes NVIDIA dominent effrontément le marché des GPU, un plus grand nombre d’écrans proposent une compatibilité FreeSync à un tarif bien inférieur à son concurrent.

Vouloir à tout prix optimiser le nombre de frames dépend du joueur que vous êtes. 60 ips suffisent à une belle fluidité, surtout si l’on assure une synchronisation GPU/moniteur avec le G Sync ou FreeSync.

Enfin, sachez qu’un écran FreeSync se branche sans rechigner sur une carte NVIDIA (et réciproquement, mais là vous cherchez activement à gaspiller votre argent !). Bien sûr, vous perdez l’(énorme) avantage de la synchronisation mais si l’écran est bon et atteint le sacrosaint 144 Hz, le résultat sera très satisfaisant et votre portefeuille vous en saura gré. De plus, nous ne sommes pas à l’abri d’un réveil d’AMD dans les prochaines années et d’une migration vers leurs cartes.


Une explication de NVIDIA sur la synchronisation. Comme les hautes définitions, si on y a gouté, il est dur de revenir en arrière. On peut toutefois s’en passer si le surcout du moniteur est rédhibitoire.

On prend quoi alors ?

Les moniteurs n’ont pas tous la même qualité d’affichage, mais une chose est sure, ils résistent au temps. Comme nous l’avons précisé, il est préférable d’opter pour une configuration homogène et ce, du clavier à l’écran. Si déséquilibre il doit y avoir, mieux vaut qu’il soit à la faveur d’un moniteur trop puissant par rapport au reste de votre matériel, car on renouvelle plus régulièrement son GPU. Au pire, vous paramétrez chaque jeu de manière logicielle en ajustant la définition et le nombre d’images par seconde.

Vous l’avez compris, nous ne pouvons que vous encourager à bien considérer le lien entre votre PC et votre écran, qui fait partie intégrante de votre setup. C’est même lui qui a le dernier mot. Alors que l’on évoque souvent le duo CPU-GPU, il vaut sans doute mieux parler de ménage à 3 !

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