Test Command & Conquer : Remastered Collection

Après Streets of rage, continuons à replonger dans nos jeunes années, lorsque la stratégie sur PC était reine et que l’on embarquait côté Nod ou GDI pour de longues heures à construire sa base avant de pulvériser l’adversaire. Pour ceux qui ne l’ont pas connu, nous parlons bien sûr du mythique Command and Conquer qui revient dans ce remaster généreux. Nous avons été emballés, en voici les raisons.

Et maintenant, l’apocalypse !

Pour les plus jeunes qui n’ont pas eu la chance de connaitre Command & Conquer à sa sortie, plantons le décor.

Dans les années 90, la stratégie en temps réel (ou STR) a le vent en poupe. La société qui brille dans ce domaine grâce à l’excellent Dune 2 se nomme Westwood, suivi de près par Blizzard et une petite licence qui va un chouia connaître le succès… Warcraft.

Après avoir exploité l’univers de Frank Herbert, Westwood transpose le genre dans un conflit moderne. Le full motion video (FMV), lui aussi à la mode, est l’opportunité pour le studio de scénariser Command & Conquer. Le ton sérieux et un brin premier degré au début du jeu évolue vers le nanar assumé, raillant les films de guerre bas du front ainsi que les clichés sur la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide.

25 ans plus tard, Command & Conquer garde toute sa saveur. Certes, il faut s’habituer au clic frénétique pour gérer les batailles (on y revient plus tard), mais dans l’ensemble, les fondements que posait Westwood pour le STR sont encore solides aujourd’hui et l’on prend plaisir à échafauder sa base, avant de lancer l’apocalypse sur l’ennemi. Ce Command & Conquer a donc tenu ses promesses contrairement à un certain Warcraft III : Reforged… mais ne remuons pas le couteau dans la plaie.

Le premier Command & Conquer sort en 1995 suivi par de nombreux épisodes. Ce remake flatte les fans dès l’introduction où une cinématique « scénarise » la remasterisation du jeu.

On a sauvé le soldat Kane

Le studio Petroglyph constitué d’anciens de Westwood a fait un excellent travail sur la partie graphique. Il s’agit d’une restauration dans le sens où nous avons le même jeu sous les yeux, mais en plus haute définition (jusqu’en 4K).

Un choix judicieux, selon nous, puisque l’on savoure cette nouvelle mouture en retrouvant exactement les émotions de l’époque. Electronic Arts ne s’est pas montré avare sur le contenu ; on profite pour 20 € de Command & Conquer : Conflit du Tiberium, Command & Conquer Alerte Rouge ainsi que les trois packs d’extension (Opération survie, Missions Taïga et Missions M.A.D.) auxquels s’ajoute un éditeur de cartes et des parties multijoueur en mode versus. La musique aux sonorités metal a été remasterisée par son compositeur Franck Klepacki. Last but not least, le code source du jeu est désormais en accès libre pour que la communauté des moddeurs s’en emparent. Comme ses glorieux ainés, ce Command and Conquer risque de squatter votre disque quelques années.

Le premier Command & Conquer sort en 1995 suivi par de nombreux épisodes. Ce remake flatte les fans dès l’introduction où une cinématique « scénarise » la remasterisation du jeu.

Quelle configuration pour jouer à Command & Conquer : Remastered Collection ?

Après Streets of rage le mois dernier et cette autre « vieillerie » aujourd’hui, on ne pourra pas reprocher aux rédacteurs d’essayer de vanter les mérites des grosses machines de Materiel.net !
Balayons en une fois les configurations minimale et recommandée : Core 2 Duo ou AMD Athlon 64 X2 6400, 4 Go de RAM, Geforce 420 ou Radeon HD5570 pour la première, Intel Core i5 ou AMD Ryzen 7 1700, 4 Go RAM, GeForce GTX 660 ou Radeon 7850… Même nos calculatrices sont plus puissantes !

C’est toutefois l’occasion d’évoquer notre nouveau Skillshot : AMD Ryzen 3 3200 G avec son chipset graphique Vega 8 cœurs, SSD de 512 Go, 16 Go de DDR4. Il n’en faut pas plus pour profiter pleinement de ses jeux de stratégie, ses MOBA et autres FPS peu gourmands (Counter Strike GO, Overwatch et consorts) en 1080p le tout pour moins de 600€, à peine plus que les prochaines consoles (on fait le pari sur le prix ?).

Il suffit d’enfoncer la barre espace pour retrouver la définition d’antan. C’est amusant et ça plaira aux nostalgiques, mais on revient très vite à la version avec le coup de polish.

Et sinon, c’est jouable ?

Si le STR est aujourd’hui passé de mode, beaucoup de grands jeux sont sortis depuis les années 90 et ont largement amélioré la formule. On pense évidemment à StarCraft, l’excellent Warcraft III ou Age Of Empire.

Comme nous l’avons précisé plus haut, Command and Conquer est un peu rigide dans ses commandes, et les boutons de la souris vont prendre cher tant il faut travailler du clic gauche pour chaque nouvel ordre, la construction d’unité et de bâtiments. Rien n’est automatisé, et Westwood a juste ajouté quelques options de confort, mais elles sont réduites à la portion congrue.

On apprécie l’utilisation clic droit ou la création de plusieurs unités d’un coup. Une fois de plus, c’est une excellente chose de laisser autant de matière brute pour ne pas dénaturer l’œuvre originale, mais juste en faire une version augmentée. Certes un meilleur pathfinding eut été le bienvenu, mais ce sont aussi les petites faiblesses qui datent le jeu et en font un objet à part. Des défauts que l’on cache pudiquement derrière un « oui, mais à l’époque… »

 

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