Test Control : Remedy a la maitrise

Le studio finlandais Remedy à qui l’on doit l’inoubliable Max Payne, le remarquable Alan Wake et le dispensable Quantum Break nous revient dans une expérience narrative nimbée de surnaturel sur fond de TPS. Un titre captivant dont on vous livre de ce pas les détails.

Ce qu’on en pense ?

Fraichement recrutée par le FBC (Federal Bureau of Control), Jesse débarque dans un bâtiment quasi vide. Votre frère disparu à cause de cette entreprise fantomatique parle en votre for intérieur et tente, comme vous, de délier le mystère que cache le FBC. Vous croisez un employé de ménage aussi énigmatique que le père Fouras puis arrivez dans le bureau du directeur qui n’a rien trouvé de mieux que de se faire un courant d’air dans la tête à l’aide d’une balle de revolver. Un peu difficile comme première journée… Vous ramassez alors le flingue utilisé par votre prédécesseur, il semble vivant. Pas organique comme dans Existenz, mais il respire et va surtout vous empêcher d’exhaler votre dernier souffle. Étrange ? Ce n’est pas fini. Vous partez régulièrement dans une autre dimension, le plan astral, où vous percevez les pensées du directeur…

Comment ne pas accrocher à un pitch pareil ? Remedy sait mettre les formes, quitte à présenter une histoire linéaire. Bien sûr nous aimons nous perdre dans le décor d’un Witcher 3 afin de prendre notre aventure en main, mais quel plaisir de se laisser diriger dans ce récit très cinématographique. On peste d’ailleurs quand la carte, pas assez claire, nous fait tourner en rond alors que l’on souhaite juste continuer l’aventure.

Comme à son habitude, Remedy disperse des tonnes d’objets à collecter et des séquences audio ou vidéo dans différents objets du décor. Prenez parfois le temps de vous balader et d’observer.

Les vidéos de gameplay dévoilées jusque-là laissaient quelques craintes quant à la puissance de l’héroïne et donc un niveau de difficulté un peu trop faible. Que nenni ! Les troupes d’ennemis contiennent souvent un membre capable de faire quasiment un one shot.

Dans un espace laissant un champ de vision dégagé, vous êtes grisée de la toute-puissance de Jesse et faites un carton sans vous sentir menacé. Mais dans des endroits plus exigus, sur plusieurs niveaux, vous êtes vulnérable. Ce n’est pas de l’adrénaline en intraveineuse à la Doom, mais l’ambiance est suffisamment stressante pour dérouler le scénario sans perdre en tension. Remedy fait oublier le mini incident Quantum Break et nous livre un excellent travail de fond… passons à la forme.

Côté technique

L’aspect cubique des bâtiments avant que Jesse exerce son pouvoir n’est pas sans rappeler la subtilité du tout béton façon Le Corbusier ou les courbes sensuelles d’inspiration soviétique durant la guerre froide ! Le jeu mélange toutefois les environnements dans ce bâtiment immense, ajoute quelques surprises dans le plan astral et des effets visuels qui ne sont pas sans rappeler la patte de Quantum Break. En somme, Control est beau mais l’est plus encore avec le RTX créant un fossé entre le config de base et la conseillée.

Sur cette capture, nous avons désactivé le Ray Tracing : les effets de lumière sont tout de même flatteurs. Seuls l’héroïne et les PNJ semblant sortis du musée Grévin jurent un peu.

Remedy recommande au minimum un Core i5-4690, épaulé d’une GTX 780 et 8 Go de RAM. Avec notre Dodger, nous sommes déjà très au-dessus de ce qui est requis. Tous les potards seront calés sur élevés, 4X pour le MSAA, occlusion ambiance activée, seulement il vous manquera le Graal du moment, le Ray Tracing.

La configuration recommandée est alors équipée d’un Core i5 ou AMD Ryzen 5, 16 Go de RAM et une GeForce RTX 2060. Nous sommes cette fois plus proches d’une machine comme le Gladius, pour avoir un rendu de la lumière resplendissant sur une image en 2K. Et mieux vaut avoir un moniteur compatible G-Sync pour éviter les effets de tearing et ne pas se stresser dès que l’on voit le framerate passer sous la barre des 100 ips. Sinon, mieux vaut opter pour le Hellfire. Mais que penser du Ray Tracing ?

Remedy a fait cette vidéo de démonstration pour dévoiler l’effet du RTX sur le moteur de jeu. La différence est notable, mais ne vous manquera pas si vous n’y avez pas gouté !

Le pays des lumières

Il ne vous aura pas échappé que notre blog est celui d’un site d’achat 😊
Aussi, nous serions enchantés que vous craquiez pour des cartes RTX par paquet de 12 avec les configurations qui les accompagnent. Mais mettons de côté le côté commercial et exprimons notre ressenti sur ce calcul de la lumière dont on parle tant.

Déjà, il n’y a aucun doute possible, le RTX se voit à l’écran. Les matières font plus authentiques, la lumière est naturelle, les reflets sont plus prononcés. Ravis de pouvoir ajouter cette technologie aux moteurs de jeux, les développeurs ont même tendance à un peu trop appuyer les effets. Bientôt, même le bois se transformera en miroir !

©Remedy

Le RTX a ceci du 144 Hz qu’on ne peut plus revenir en arrière quand on y a gouté. Ça reste toutefois un habillage de luxe qui n’ajoute rien au fond du jeu et dont on oublie vite la présence. Il faudrait de temps en temps le désactiver pour que votre cerveau se dise « tiens, il manque un truc », avant un grand « Aaaaaahhhh » de contentement une fois réenclenché. Bien sûr nous vous conseillons de passer au RTX si votre configuration est flambant neuve et que cela constitue un ensemble homogène (Core i5 ou Ryzen 5 et 16 Go de RAM minimum), mais ne pleurez pas sur votre triste sort si votre carte graphique ne supporte pas le Ray Tracing, la 4K ou le 144 Hz, ils ne sont pas indispensables pour profiter du jeu.