Test Darksiders Genesis : beau, nerveux et complet !

Bien avant l’histoire du premier Darksiders, les deux cavaliers de l’Apocalypse Guerre et Discorde faisaient front commun contre Lucifer, le roi démon. Une genèse que l’on vit ici dans ce jeu d’action, spin off en 3D isométrique… Joe Madureira revient à ses premières amours avec ce Darksiders Genesis après un très bon Battle Chasers : Nightwar, un peu trop vite oublié.

Ce qu’on en pense ?

Accrochez-vous, côté scénario nous avons du lourd. Le Conseil maintient l’ordre du monde et les Cavaliers sont ses bras armés. Le territoire d’Eden menacé, Guerre et Discorde s’allient contre le roi démon Lucifer prêt à conférer des pouvoirs incommensurables aux maîtres-démons et ainsi déchainer toutes les flammes de l’enfer…

L’histoire prétexte à des lignes de dialogues truculentes entre les deux héros se fait vite oublier au profit d’une jouabilité maitrisé.

Cet épisode spin off semble bouleverser les codes en calant la caméra bien au-dessus des personnages afin de passer à une 3D isométrique à la Diablo. Toutefois Genesis n’a rien du titre de Blizzard, car vous ne trouverez ici que peu de composantes RPG. Orienté aventure et exploration, ce Darksiders est avant tout un jeu d’action très maitrisé où vous devrez parfaitement manier Guerre pour le combat au corps à corps et imposer Discorde pour les ravages à distance à la manière d’un twin stick shooter.

Ce Genesis se construit autour d’un hub central dans lequel vous améliorez quelques compétences de vos héros. L’occasion aussi de relancer les niveaux déjà parcourus et récupérer tous les trésors.

En plus des magnifiques et violentes chorégraphies une fois les héros pris en main, vous résolvez régulièrement quelques énigmes. Les mécaniques sont à base de leviers et interrupteurs qui se déclenchent parfois grâce aux capacités d’un des deux personnages. Pas de quoi vous freiner plus de 5 minutes dans votre progression, mais cela créé quelques temps de pause et de réflexions bienvenus dans un titre vous mettant souvent sous pression. Cette genèse n’a rien d’un AAA mais elle montre assez de caractère pour s’imposer auprès des joueurs en quête d’une bonne dose d’action dans un environnement agréable à regarder.

Côté technique

Avec « Joe Mad! » aux commandes, célèbre dessinateur de comics, le design des personnages est toujours aussi engageant et toute la direction artistique en met plein les yeux. On n’évite malheureusement pas le déluge de couleurs lorsque des orbes se dégagent des ennemis massacrés et les gerbes d’effets pyrotechniques gênent de temps à autres la lisibilité.

Les combats de boss nécessitent toujours maitrise et compréhension des patterns ; certains sont très bien pensés et donnent une grande satisfaction à les comprendre avant de les anéantir !

C’est un moindre mal à côté de cette caméra fixe qui parfois cache l’action derrière un premier plan inutile ou vous empêche de voir plus loin que le bout de votre nez lorsque vous êtes bloqués dans un niveau. Le jeu n’est pas parfait, mais ça reste un excellent divertissement à déguster sur n’importe quelle machine de jeu. En effet, côté configuration minimale, Darksiders Genesis se montre peu gourmand : Core i5 de 4ième génération, 4 Go de RAM, Geforce GTX 960, nos configurations « gamer » entrée de gamme suffisent, mais nous conseillons le Headshot avec son Ryzen 5, sa Geforce GTX 1660 Super, son SSD NVMe de 1 To et ses 16 Go de RAM pour jouer paisiblement en 2K.

Si toutefois vous souhaitez déchainer les foudres de l’enfer dans les plus hautes résolutions ou privilégier un nombre d’images par seconde indécent, nous vous conseillons de chevaucher avec notre Valkyrie : Core i5-9600K, GeForce RTX 2070 super, SSD de 500 Go, 16 Go de RAM. C’est presque trop pour Darksiders mais vous commencerez 2020 sous les meilleurs auspices !

Une petite dose de coopération ?

Nous avons gardé pour la fin le petit détail qui pourrait sauver les fêtes de Noël avec les cousins qui débarquent en force. Darksiders Genesis se joue en coopération. Il est même possible d’y jouer à deux sur l’ordinateur face à un écran splitté : le jeu monte alors en difficulté et adapte ces énigmes à cette nouvelle configuration.

La nonchalance de Discorde en fait un personnage attachant et l’on espère évidemment qu’un Darksiders 4 verra le jour avec ce Cavalier.

Inutile de tirer à pile ou face pour savoir qui incarnera Guerre ou Discorde, vous changez à l’envi et profitez des qualités de chacun de ses combattants sans nécessairement vous tenir l’un à côté de l’autre sur le champs de batailles. Chacun peu joyeusement étriller du démon dans son coin et se retrouver lorsqu’une énigme l’exige. On peut aussi se rejoindre en ligne et ainsi chacun profiter d’un écran plein format. Le tout se fait depuis le hub central ou au gré des pierres d’invocation disséminées dans les niveaux. C’est ainsi l’occasion de reparcourir tout Darksiders en le savourant d’une autre façon et ajouter encore du temps à une durée de vie honnête, puisqu’il faut déjà une vingtaine d’heures pour venir à bout des 16 chapitres.