Test : Final Fantasy XV, ambitieux, fascinant… décevant ?

10 ans de gestation, beaucoup d’agitation, une série (Brotherhood), un film (Kingsglaive), des attentes colossales des joueurs (nous compris) et enfin une sortie médiatique en fanfare, ce Final Fantasy est l’épisode de la démesure. Le lancer est forcément grisant, c’est aussi un cap.

Ce qu’on en pense ?

Nous y sommes enfin. Plus d’un an après la sortie sur console, les joueurs PC prennent le volant de la Regalia et incarnent Noctis dont le royal destin et menacé par l’ennemi de toujours : le Niflheim.
Le jeu montre rapidement une certaine audace et de belles qualités. D’abord cette amitié avec les trois « royal sitter », les combats exaltants (lorsqu’on a fait le deuil du tour par tour et des gambits), une partition envoutante, des doublages français convaincants, et un univers passionnant à découvrir une fois que l’on a posé un voile sur quelques incohérences.

Les nostalgiques des épisodes précédents passeront le système de combat en mode stratégique ; le jeu se met en pause quand Noctis est immobile afin de mieux superviser les affrontements.

Car à gratter le verni, on s’amuse de l’inconsistance des missions annexes, surtout dans un contexte géopolitique aussi tendu, d’une interface imparfaite (ce fichu bouton A qui vous fait sauter comme un cabri au lieu de lancer une conversation) et d’une seconde partie où le monde ouvert laisse place à une histoire bien plus dirigiste. De plus, ceux qui n’ont pas pris le temps de regarder Kingsglaive et Brotherhood vont au-devant de quelques incompréhensions dues aux ellipses hasardeuses du récit. Dix ans de développement et autant de revirement auront sans doute tissé ce patchwork imparfait. Mais qui aime bien châtie bien, et au-delà des défauts que nous ne pouvions taire, nous apprécions chaque heure passée sur le jeu. La réalisation graphique n’est certainement pas étrangère à ce sentiment. Explications.

Final Fantasy XV côté technique

Virez les photos de familles, les vidéos souvenirs et toutes ces choses inutiles qui prennent de la place sur votre disque, FF XV débarque. Il ne faut pas moins de 150 Go pour installer le jeu et le pack de textures haute définition ! Et ne vous avisez pas de stocker tout cela ailleurs que sur un SSD car il est gourmand, le bougre.

Nous l’avons d’abord testé sur une « vieille » machine de jeu (Core i5, Geforce 980ti, 16 Go de RAM, SSD) pour voir à quel point la bête allait souffrir. Bonne surprise, on reste à 60 fps avec les options sur Très élevées et en activant l’occlusion ambiante. Rien à dire, le jeu est déjà superbe, au-dessus de la version console. Attention, si votre PC est plus ancien ou était un milieu de gamme il y a 3 ans, il faudra revoir vos ambitions visuelles à la baisse.
Square Enix a toutefois fait un travail remarquable du côté du menu et vous pourrez désactiver plusieurs options jusqu’à trouver le parfait ratio qualité/framerate.

La richesse des options graphiques permet d’ajuster Final Fantasy à votre PC. Une config moyenne le fera tourner de manière fluide au prix de quelques compromis.

Mais passons aux joueurs de l’extrême, ceux qui mangent du WQHD voire de la 4k au petit déjeuner et ragent lorsqu’un curseur n’est pas calé au max. 32 Go de RAM, une GeForce 1080 Ti, un Core i7 et un SSD sont requis pour éviter toute frustration. Notre Garuda ou l’Hyperion X299 ont les reins assez solides pour satisfaire un tel appétit. Puisqu’on ne regarde plus à la dépense, on accompagnera le tout d’un écran de plus de 30 pouces compatibles G-Sync. L’expérience de jeu devient alors époustouflante, et les errances narratives sont vite oubliées au profit d’un effet « waouh » permanent.

Autres petits bonus

La version PC inclut les DLC et un an de patch pour rectifier une sortie bancale ! Mieux vaut rester concentré sur la trame principale jusqu’à son terme et ensuite s’amuser dans ce vaste monde.

La version Windows comprend les DLC Gladius, Prompto et Ignis. De qualité assez inégale, ils prolongent le plaisir de passer du temps avec les trois accompagnateurs de Noctis si vous êtes un grand fan de ce FF. Au pire, vous ne les lancerez pas. Le jeu propose aussi des tas de vêtements en tout genre pour le héros et multiplie les clins d’œil à différents univers ludiques. Selon nous, mieux vaut éviter de faire le pitre avant d’avoir accompli le destin de Noctis, ça casse un peu la dramaturgie. Une fois tous les chapitres bouclés, le monde ouvert de FFXV vous ouvre les bras. Libre à vous de faire toutes les quêtes secondaires, de pêcher, de prendre des photos, de débloquer toutes les compétences des héros… Bref, vous en donner à cœur joie dans un univers graphique stupéfiant.

  • Lea Tour

    Honnêtement, je trouve que Final Fantasy XV est vraiment décevant. Toutefois, le graphisme est sans reproche, mais le gameplay est nul. L’histoire de ce jeu n’est pas riche et on se lasse rapidement.