Test Horizon Zero Dawn PC : l’Aloy du plus fort !

Aussi brillante que soit Aloy, l’héroïne d’Horizon Zero Dawn, elle a eu du mal à exister médiatiquement lors de sa sortie sur console face au Link de Zelda : Breath of the Wild, débarqué sur Switch une dizaine de jours plus tard. Son arrivée sur PC est l’occasion de revenir sur un jeu prenant, beau, bien scénarisé, porté par un personnage à la maniabilité sans faille.

Ce qu’on en pense…

Aloy est traitée en paria à l’écart de la tribu des Noras. Cette orpheline en sait peu sur les conditions de sa naissance, les raisons de son exclusion et le monde qui l’entoure.
Elle grandit pleine de curiosité pour cet univers post apocalyptique où la mécanique s’est invitée dans la faune alors que l’espèce humaine est revenue à l’aire des chasseurs-cueilleurs et des rites tribaux.

Elle est aussi pleine de hargne face au rejet des siens et s’entraine ardemment pour devenir une combattante hors du commun.
Rentrer dans la peau de ce personnage passionne instantanément, car vous allez découvrir le monde et son histoire en même temps qu’elle tout en bénéficiant d’une jouabilité remarquable favorisant l’immersion. Aloy est agile, aérienne, véloce une fois que vous la maitrisez ; vous vous écarterez alors régulièrement de la quête principale d’une vingtaine d’heures pour aller chasser ou effectuer quelques quêtes secondaires afin d’améliorer vos statistiques et votre équipement. Beau et captivant, le jeu n’est pas sans défauts, mais resplendit sur PC.

Soyons clairs, vous n’aurez pas le rendu de la bande-annonce sans une machine surpuissante, mais le jeu reste très beau sur des configurations plus modestes. Au pire, vous aurez le rendu PlayStation 4 (OK… on trolle un peu…)

Quelle configuration PC pour jouer à Horizon Zero Dawn

Ce n’est pas une surprise, Horizon est plus fin que sur console et vous envoie 120 ips dans la face pour peu que vous disposiez d’une bonne carte vidéo.

Toutefois, avec de vastes étendues favorisant une immense profondeur de champ, le RTX et le DLSS 2.0 eurent été les bienvenus, surtout que ce dernier était présent sur Death Stranding basé sur le même moteur. De plus, il n’est pas rare de voir des chutes drastiques de framerate ou quelques animations faciales un peu dérangeantes. Mais dans l’ensemble, cela ne vient gâcher pas l’immersion dans ce monde foisonnant de détails et à la direction artistique si inspirée.

Comme d’habitude, la config requise à base de GTX 780, 8 Go de RAM, et Core i5 promet de faire tourner le jeu comme sur PlayStation… 3 !
Concentrons-nous plutôt sur la config recommandée à savoir un Core i7/Ryzen 5, GeForce GTX 1060/Radeon RX 580 et 16 Go de RAM. Dans ce cas, notre Hellfest Slam (Ryzen 5, GTX 1660 ti, 16 Go de RAM) assurera une fluidité maximale en 2k. Vous en aurez déjà plein les yeux.

Pour la 4K au-delà des 60 ips, mieux vaut opter pour le Blackbird. Ce drôle d’oiseau survolera majestueusement les paysages d’Horizon et des jeux de ces prochaines années grâce à son Core i7 9700k épaulé par une GeForce RTX 2070 et 16 Go de RAM.

Un long premier démarrage (comptez au moins 10 minutes) compile les shaders et analyse votre configuration pour vous offrir la meilleure expérience possible au regard de votre matériel.

Bring me that horizon

Mêlant l’aventure et quelques éléments de jeu de rôle, Horizon Zero Dawn mérite d’être (re)découvert sur nos machines.
Le jeu ne souffre pas de son « grand » âge (sorti en février 2017) pas plus que d’être l’adaptation d’une exclusivité console datée, elle, de 2013. Une fois de plus, la beauté de ce jeu confirme qu’une direction artistique l’emporte sur la puissance brute.

C’est un fait, nos hits trahissent de moins en moins leur âge, et il suffit de relancer Dead Space, Mass Effect 3, Tomb Raider (reboot) et tant d’autres pour s’en convaincre. Un point qui d’ailleurs nous fait encore davantage aimer nos ordinateurs qui ne connaissent pas les problèmes de génération de console et de leurs galettes devenues obsolètes lorsque vous passez de la « PlayBoxWii 3 » à la «SwitchXstation 4». Microsoft a d’ailleurs annoncé que sa prochaine Xbox serait compatible avec une grande partie de la ludothèque des précédentes générations ; un argument de poids, selon nous.

Mais encore quelques portages d’exclusivité comme celui-ci et la TV du salon n’accueillera plus qu’une machine : un boitier SFF ou une NVIDIA Shied pour streamer le PC sur le téléviseur, mais…

Le jeu au combo clavier/souris est très efficace et permet de mieux ajuster ses tirs, rendant encore plus jouissifs les moments d’infiltrations. Le passage à la manette se fait simplement en la reprenant en main !

Sony fait de l’œil au PC ?

Il ne vous aura pas échappé que nous sommes en ce moment en pleine guerre de consoles.
Microsoft se dirige vers une solution globale ou Xbox sera davantage un écosystème ludique tournant sur n’importe quelle machine.
Assis sur son trône suite au succès incontestable de la PS4, Sony vendra sa console quoiqu’il arrive, mais ne rechignera visiblement pas à voir certaines de ses exclusivités se frayer un chemin vers le PC.

Nous avons eu les jeux Quantic Dream, notamment Detroit Become Human, puis Death Stranding, Horizon Zero Dawn, Final Fantasy VII remake (confirmé, mais pas encore de dates). Des rumeurs (infirmées depuis) pariaient même sur une possible adaptation de The Last Of US. Le géant japonais ne refusera certainement pas d’encaisser les quelques dollars que vont rapporter ces adaptations, mais il s’agit d’une entente cordiale plutôt qu’une belle amitié avec l’univers PC.

Voir un jour God Of War, Bloodborne et Ghost of Tsushima sur Steam est un doux rêve pour les joueurs quand celui de Sony est avant tout de nous vendre son PlayStation Now, on le rappelle, disponible aussi sur PC.