Test Marvel Avengers PC : le retour de Marvel et son orchestre

Après quelques heures à côtoyer les vannes des justiciers masqués, on ne pouvait éviter le calembour style rock indé festif du titre pour ce Marvel Avengers. Le fait est qu’il colle bien au jeu, car les Avengers arrivent en fanfare, au milieu d’incessantes explosions et de bourre-pif dans les lignes ennemies avec le même niveau de détente qu’un tir au pigeon dans une fête foraine. Attention spoil : nous nous sommes bien amusés, mais…

Ce qu’on en pense…

Une mise en contexte s’impose. Nous regardons les films du « Marvel Cinematic Universe » avec plaisir, mais votre serviteur ne compte pas parmi les fans. Côté Comics, mes connaissances sont limitées (plutôt de l’école Miller, Mignola ou Moore chez les auteurs américains… mais chuuut) ! Je suis donc entré dans le jeu sans attente ni a priori. Ceci fait, passons à l’histoire.

Kamala Khan est une jeune femme pleine d’enthousiasme lorsqu’elle débarque à l’inauguration d’un nouveau quartier général des Avengers à San Francisco. La fête vire au cauchemar et les super héros sont jugés responsables de cette déroute. Condamnés à se cacher, les autres non humains sont ostracisés jusqu’à ce que Kamala Khan, elle-même dotée de pouvoirs, se décide à réunir la bande.

À jouer ces personnages omnipotents, on ne se sent pas suffisamment en danger. Ils sont agréables à prendre en main, avec chacun leur singularité, mais certaines batailles sont un peu brouillonnes.

Nous avons donc affaire à l’histoire classique de la reconstruction d’un groupe autour d’un ennemi commun, ce qui déjà donne un fil conducteur prévisible à l’aventure. De plus, la campagne solo est rentrée aux forceps dans un jeu à services qui n’hésite pas à mettre au cœur de l’intrigue des mécaniques de multi et donc, fatalement, des redondances.

Est-ce pour autant l’échec que prédisaient certains lors des premiers vidéos dévoilés ? Absolument pas ! On s’amuse devant le spectacle des explosions, ces scènes d’action qui s’enchainent avec une rapidité déconcertante. Nous n’avons aucun doute sur le plaisir des fans à accumuler toutes les tenues, les couvs, et autres objets à glanés en jeu.

Et c’est là que notre introduction à son importance, car, de mon point de vue, cet Avengers est juste distrayant, tout comme la majorité des films. Du grand spectacle qui nourrit son public, mais ne cherche pas à donner de l’appétit aux autres. Je ne me suis pas senti impliqué dans cette histoire qui n’a jamais réussi à me surprendre et s’alourdit parfois de l’égocentrisme balourd d’Iron Man ou des vannes d’autres membres de l’équipe. De la même façon, je suis assez tiède sur la jouabilité (nous y revenons ensuite). Je pousse la campagne solo jusqu’à la fin (je n’en suis pas loin) et le jeu aura amplement rempli le contrat du divertissement. En cela, je peux dire que je l’ai apprécié. De là à se pencher sur la partie services…

Les vols avec Iron Man sont exaltants, mais les combats nécessitent de bien équilibrer les attaques à distance dans les airs et le corps à corps tout en gardant ces repères. Pas toujours simple.

Quelle configuration PC pour jouer à Marvel Avengers ?

Mon avis un peu doux amer sur le fond ne change rien à la forme. Les décors destructibles, les explosions constantes ; toutes ces particules s’animent joliment à l’écran en mettant à mal les configurations modestes et… les consoles (attaque gratuite repérée !).

Côté PC, la config conseillée est à base d’i3, 8 Go de RAM, et une GTX 950 (ou équivalent chez AMD), ce qui ne nous parait pas incohérent si l’on joue en 1080p avec un niveau de détail moyen. Dans ce cas, Notre Freeride est déjà amplement suffisant. Vous pouvez même d’ores et déjà gouter à la 2K et jouer sur le niveau de détails pour vous assurer de maintenir les 60 ips.

Pour les joueurs qui veulent des vengeurs rutilants, d’abord une petite astuce : rendez-vous dans les paramètres du jeu avant le lancement et sélectionnez Plein écran exclusif afin de choisir un taux de rafraichissement entre 60 et 144 hz. L’éditeur conseille alors un Core i7 ou Ryzen 5, 16 Go de RAM et une GTX 1060 ou Radeon RX480. Dans ce cas, notre Furax fera l’affaire avec un framerate toujours au-dessus des 60 ips en 2K avec un haut niveau de détail. Mais le jeu reste quand même gourmand.

Ceux qui veulent que leur config soit capable de soulever le marteau de Thor et exigent une fluidité irréprochable dans les résolutions les plus hautes, un seul mot : Blackbird.

Décès comiques

Vous incarnez plusieurs personnages et vous êtes donc confrontés à plusieurs gameplays. Pas de souci de ce côté : si chacun à ses coups spéciaux et une manière différente d’appréhender les combats, les combinaisons de touches assez similaires évitent de tout le temps devoir retrouver ses repères. Le jeu se prend facilement en main et à force de pratique on finit par enchainer quelques beaux combos.

Mais là encore nous émettons une réserve. Pour rester grand public, on s’attaque à des hordes d’ennemis semblables que l’on fait valdinguer comme des poupées de chiffons grâce à des coups qui manquent d’impact. On ne s’attendait pas à ce que le marteau de Thor ait la même virulence que la hache de Kratos, mais un entre-deux eut été le bienvenu. Pas de quoi s’en offusquer, pour autant. En revanche, on a parfois craqué la chemise face à des combats où les ennemis en surnombre nuisent complètement à la lisibilité des enchainements de coups.

Nul doute que l’ajout de personnage, de costumes et de mission fera le plaisir des fans. Ce Marvel’s Avengers est un pari sur l’avenir et Crystal Dynamics a posé de bonnes bases pour le remporter.

Cherche pas, t’as Thor

Reste à traiter l’aspect jeu service, mais nous ne nous étalerons pas sur le sujet. Déjà parce qu’Avengers est un jeu au long cours et le contenu de ces mises à jour influera sur l’adhésion ou non de la communauté.

Pour l’instant, nous avons trouvé le multi peu engageant pour deux raisons : la surabondance de menus un peu déroutants au premier abord et le manque d’intérêt des missions en dehors du loot que l’on peut en tirer. Toutefois, de nouvelles têtes vont arriver, le jeu va être rééquilibré et les fans vont adorer, à n’en pas douter, la collecte d’objets spéciaux. Marvel dispose d’un vivier énorme de personnages et d’axes narratifs qui seront sans doute exploités dans les mois voire les années à venir. Il n’y a aucune raison que les fans de la licence boudent le titre et nous parions sur un succès. Rendez-vous dans quelques mois pour voir si nous avons vu juste !