Test Metro Exodus : un épisode Epic !

Faisons une entorse à notre billet nouveautés du vendredi car c’est ce jour que sort le tout dernier volet de la saga FPS Metro Exodus. Nous avons testé ce dernier Metro sur la plateforme de Fortnite, traitres que nous sommes. Si nous avons survécu à ce lancement, notre petit cœur a bien failli lâcher dans quelques moments de claustrophobie intense. Et dire que nous nous remettions à peine de Resident Evil 2

2036, Artyom ne croit pas que l’apocalypse nucléaire n’ait laissé que quelques individus perdus dans le métro. Un ailleurs est possible. Son intuition se vérifie et il embarque avec quelques frères d’armes dans une locomotive en recherche de cette terre promise. L’occasion pour 4A Games de nous faire parcourir du pays au grès des saisons dans ce FPS et nous laisser dans plusieurs mondes ouverts de tailles raisonnables sans jamais trop nous éloigner d’une narration agréablement menée de bout en bout. On apprécie la façon de distribuer des objectifs clairs, les quelques missions secondaires pour prolonger la durée de vie, et la gestion de l’inventaire si bien mis en scène où l’on transforme et améliore ses armes à l’envi.

Le passage aux ateliers est l’occasion, déjà, de se retrouver en sécurité, et d’adapter son arsenal à sa manière de jouer.

Malgré des décors ajourés et merveilleusement beaux, l’ambiance reste pesante, et l’est encore plus lorsqu’au cours de quelques missions on se retrouve sous terre, dans des couloirs exigus, à tenter d’échapper à quelques créatures monstrueuses. La série retrouve alors tout son ADN, fait d’angoisse et d’échanges de tir à mener avec sang-froid si l’on ne veut pas être à court de munitions. On ne pourra pas dire que les développeurs de Metro n’en ont pas foutu une rame tant le travail sur l’atmosphère et le visuel est remarquable. Le jeu n’atteint toutefois pas le sans-faute, nous y revenons sur la fin du texte, mais il risque de longtemps tourner sur nos machines, ne serait-ce que pour tester le matériel !

Les objectifs sont toujours clairs, rien ne vient entraver la progression du récit, si ce n’est quelques ennemis un peu trop récalcitrants.

Ce qu’on en pense

À l’instar d’un Crysis, ce dernier Métro sera sans doute le prochain étalon pour évaluer la capacité des cartes vidéo. Ray Tracing, HDR, DLSS, tout est là pour éprouver les machines les plus puissantes, et pourtant… La configuration minimale proposée par le développeur équivaut à notre PC Blink : un Ryzen 5, un SSD et une GTX 1050 Ti suffisent à flatter la rétine, quitte à faire l’impasse sur certains effets d’éclairages non compatibles avec cette génération de carte.

L’histoire se déroule au gré des saisons, aux paysages enneigés suivent le soleil, les plantes et des lumières magnifiques dans des décors apocalyptiques.

Le PC recommandé nécessite au moins un Core i7, une GTX 2060 et 8 Go de RAM (ce qui au passage manque d’équilibre, mieux vaut passer à 16 Go). Pour un avenir serein, le Blackbird est un candidat idéal avec son Core i7, une RTX 2070 et 16 Go de RAM. Dans les deux cas, vous bénéficiez d’un jeu bien optimisé que le DLSS envoie bien au-delà des 60 images secondes vous bénéficierez en plus des premiers effets Ray-Tracing ! Une pure merveille. Et de quoi mettre à profit les RTX 🙂

Métro, c’est trop…

Si la narration est très plaisante à suivre, on reste surpris du mutisme du héros. Les échanges avec Anna tournent au monologue étrange où elle semble faire questions et réponses, mais pire encore, le doublage français vire à la catastrophe sur certaines scènes. On vous conseille donc de le passer en anglais… pour vous poiler sur leur accent guerre froide de pacotille. En fait, mieux vaut jouer en Russe, surtout si l’on ne connait pas la langue et ses intonations.

L’autre reproche à faire au jeu pourrait être son IA légèrement aux fraises. Si vous n’avez pas le niveau e-sport en matière de FPS, ce manque de discernement des ennemis vous rendra parfois service, surtout que certains s’entêtent à ne pas mourir lorsqu’on leur a tiré un chargeur dans le buffet. Et puis ça ne les empêchera pas de souvent vous prendre au piège, puisqu’ils sont toujours en surnombre, et ainsi vous conduire vers une mort certaine. Ces quelques défauts ne parviennent donc pas à altérer le plaisir que l’on a parcourir ce troisième volet rythmé et magnifié par un visuel époustouflant.