Test Valorant : comment jouer et quelle config ?

Par Antoine, chef de produit chez Materiel.net. Sa passion pour les jeux vidéo s’est développée très jeune avec l’arrivée de la PS One. Il aime mener son équipe à la victoire quel que soit le jeu mais attention il greed beaucoup !

©Riot

Lorsque Riot Games a dévoilé Valorant, nouveau FPS compétitif, lors de la cérémonie de ses 10 ans, cela a piqué mon attention. En tant que joueur de FPS et de jeux compétitifs tels que CS GO, League of Legends, Overwatch encore Rainbow 6 Siege ; l’arrivée d’une nouvelle licence me réjouit. Je vous livre ici mes impressions sur ce nouveau titre après déjà « quelques » heures de jeu sur la Beta.

Valorant est donc un FPS tactique (jeu de tir à la première personne) développé par Riot Games annoncé pour l’été 2020 mais dont la Beta Fermée a commencé le 7 Avril 2020.

C’est un jeu d’équipe en 5 contre 5, dont l’objectif est de poser « un spyke » (équivalent de la bombe sur Counter Strike Global Offensive) sur des sites précis afin de le faire exploser. Les défenseurs quant à eux doivent bien évidemment contenir les attaquants pour obtenir la victoire. Une partie se déroule en 25 rounds maximum sachant qu’il faut gagner 13 rounds pour l’emporter.

L’enfant spirituel de plusieurs licences

En termes de gameplay, on retrouve beaucoup de similarités avec CS GO. Le jeu en reprend les fondamentaux avec deux équipes de 5 joueurs qui s’affrontent, dont l’objectif est l’attaque ou la défense de site.

On retrouve aussi une phase d’achat avec un cycle économique (on gagne de l’argent après chaque round) où l’on choisit l’arme avec laquelle on veut évoluer pendant le round.

Les différentes classes d’arme de Valorant.

Valorant se joue principalement en tir au jugé, les armes possèdent un pattern de tir semblable et il est punitif car on peut mourir d’un seul tir dans la tête (en fonction de l’arme, c’est le cas notamment avec la Vandale). Une chose est sûre, les joueurs ayant une expérience sur Counter Strike partent avec un peu d’avance.

Mais Riot Games ne s’arrête pas là, il reprend aussi dans Valorant la phase de préparation : 30 secondes où les joueurs peuvent commencer à se déployer sur la carte pour mettre en place leur stratégie, poser des pièges etc. Une mécanique plutôt empruntée à Rainbow 6 Siege où les agents se préparent à l’assaut.

Le système d’agents avec des compétences uniques que l’on sélectionne en début de partie, me fait ici penser à Rainbow 6 Siege, Overwatch ou encore à ce que Riot Games a surtout réussi jusqu’ici : League of Legends.

Points positifs : Easy to learn

La prise en main est plutôt agréable et on trouve assez vite ses repères : Valorant tente de donner plus d’informations pour comprendre et apprendre ses mécanismes et évoluer rapidement. Les menus sont simples, bien lisibles, il y a peu d’armes, ce qui est bien pour débuter et s’habituer aux mécaniques de tir à son rythme. Le gunplay est gratifiant, et si vous avez même une petite expérience de CS GO vous allez vite pouvoir aider votre équipe à la victoire.

La mini-carte est une véritable source d’informations (en comparaison avec Counter Strike), elle aide le joueur à comprendre ce qui se passe pendant le round et à prendre des décisions.
De plus, les personnages parlent tout seul aussi pour donner des indications audios à l’ensemble de l’équipe. Une voix annonce les « événements » en cours de round, par exemple : « il reste 30 secondes » ou « dernier joueur en en vie ». Cela fluidifie la partie et laisse le joueur se concentrer sur d’autres aspects du jeu.

Le système de sélection des agents est un vrai plaisir pour varier l’expérience de jeu et offrir une nouvelle manière de jouer selon le personnage que vous avez choisi.

Il y a 3 cartes disponibles au moment de l’écriture de ce test : Bind, Split et Haeven. Elles possèdent toutes des mécaniques originales qui font évoluer les gamplay : des téléporteurs qui permettent de se déplacer rapidement d’un endroit à l’autre de la carte, 3 sites de « spyke » (traditionnellement les cartes en ont 2), ou encore un système de corde pour créer de la verticalité. Un réel vent de fraîcheur dans la dynamique des parties pour ce style de jeu qui permet aux joueurs de créer de nouvelles opportunités et stratégies.

Petit plus, un champ d’entrainement simple mais fonctionnel permet de prendre le temps de comprendre les armes/capacités de vos agents, maitriser le recul et améliorer sa visée avec un champ de tir modulable selon votre niveau.

Ce qui peut faire peur : Hard to master

Valorant reste un jeu de tir exigeant : les armes sont assez difficiles à maitriser et demanderont plusieurs heures pratique pour devenir efficace. Il faut donc un peu de patience et prendre le temps de s’entrainer.

Le jeu est très punitif et le TTK (Time to Kill) est très faible, car on peut mourir très rapidement et devoir attendre le prochain round pour revenir. Cela peut être frustrant pour certains joueurs pas forcément familiers des jeux de tir tactiques. De manière générale, Valorant demande de la rigueur et de la concentration à chaque instant : le placement du viseur au bon endroit, débloquer les lignes une par une, ne pas courir dans tous les sens, prendre les bonnes informations pour contrer les adversaires.

Dans ce type de FPS, l’exécution de plans de jeux est très importante, que ça soit en attaque ou en défense et ils risquent d’être difficiles à réaliser lorsque l’on joue seul. Heureusement le chat vocal est là pour nous aider à communiquer avec nos coéquipiers.

Riot Games a aussi un gros pari à relever : empêcher le développement de logiciels de triche : aide à la visée ou aide à la vision. C’est un problème récurrent dans les jeux de tirs, une minorité de joueurs malveillants achetant ou développant des logiciels de triche et qui ruinent l’expérience des autres.

À l’heure actuelle nous avons très peu d’informations sur le lore du jeu, l’histoire de ces agents et de ce monde dans lequel nous évoluons. Mais en voyant ce que Riot Games a fait avec League of Legends, on peut se dire que cela sera développer dans le futur. Dans la même lignée, le « character design » souffre un peu et on aimerait en connaitre davantage sur ces agents si particuliers.

Les notes techniques des juges

Je voulais également vous partager mes impressions sur d’autres facettes de Valorant. D’abord, sur l’ambiance sonore que je trouve très réussie : sons des armes, des hauts faits dans la partie (kills, clutch), voix des personnages VO ou VF en parfaite correspondance avec les caractères, voice lines…

Les graphismes sont ce que j’attends d’un jeu compétitif : simple, et sans détails superflus qui viennent gêner la vision. Il en va de même pour les animations et les mouvements, fluides et simples. La direction artistique peut ne pas plaire à tout le monde, moi en particulier lorsque Riot Games a dévoilé les premières images du jeu. Mais on s’y habitue et même je l’apprécie dorénavant.

Quelle configuration PC pour jouer à Valorant ?

 

J’ai la chance d’évoluer sur un setup presque tout neuf. Voici un petit résumé pour vous donner une les conditions de ce test sur Valorant :

– Processeur : Intel Core I5 9600 K
– Carte Graphique : MSI RTX 2070 Tri Frozr
– Mémoire : DDR4 Hyper X Predator 16 GO 3200 MHz
– Écran : Samsung C27JG50 WQHD 144 Hz

Grâce à ce matériel, le jeu tourne à plus de 200 IPS (images par seconde) constant en résolution WQHD 2560 x 1440 en 144 Hz.

Le jeu est très bien optimisé et il a même été conçu pour pouvoir fonctionner correctement sur la plupart des PC.

 

Sur le site officiel de Valorant, la configuration requise pour jouer en Full HD à 60 images par secondes est la suivante :
– Processeur : Intel i3-4150
– Carte graphique : Geforce GT 730

Et pour atteindre les 144 images par seconde :
– Processeur : Intel Core I5-4460 3.2GHz
– Carte graphique : GTX 1050 Ti

Vous n’aurez donc pas besoin d’une machine haut de gamme pour profiter d’une bonne expérience de jeu sur Valorant et pour le moment seule une version Windows est annoncée. Notre PC Skillshot fera tourner le jeu mais nous vous conseillons plutôt d’opter pour le Level One 2020.2 signé Canard PC.

Voir le PC Level One 2020.2

Avis/ Recommandation

Alors à la question, Valorant est-il un bon jeu ? Je vous dirais oui mais cela dépend énormément de votre profil de joueur ! Si vous aimez les FPS, la compétition, le jeu en équipe et qu’apprendre ne vous fait pas peur alors foncez !

Personnellement je prends un plaisir monstre chaque fois que je lance le jeu, pour toutes les raisons que j’ai évoquées et surtout parce que j’aime ce type de gameplay : exigeant et très glorifiant à la fois pour mener mon équipe à la victoire. Valorant peut attirer et donner envie à beaucoup de joueurs mais ne réussira surement pas à conquérir le cœur de tous. Ce qui compte c’est de le tester par vous-même, le jeu sera totalement gratuit donc n’hésitez pas à vous faire la main dessus à sa sortie, il pourrait ne pas vous laisser indifférent.

Je vois en Valorant un vent de fraîcheur. L’industrie du jeu vidéo tend à casualiser l’expérience de jeu pour être accessible aux plus grands nombres pour ensuite se diriger vers des modèles de « game as a service » avec beaucoup de battlepass, skins cosmétiques etc. Ici Riot Games cherche à rendre plus accessible le « Tactical FPS » tout en restant exigeant et il y a sûrement une place à prendre.

Je vois aussi Valorant bien s’intégrer dans la scène Esport surtout grâce à l’expérience de Riot Games avec League of Legends. L’éditeur va probablement vouloir créer un circuit avec des équipes professionnelles et le spectacle risque d’être grandiose. De nombreux tournois sont organisés depuis le début de la Beta et les spectateurs sont au rendez-vous.

J’espère que ce test sur Valorant vous aura plus et vous aura donné envie de vous y mettre. Si vous avez des questions, remarques, discutons-en dans la section commentaires.