Test Project Cars 3 sur PC : contre-braquage dans l’arcade

Tout le monde l’attendait à la sortie du tournant ! Trois ans après le deuxième opus, Slightly Mad Studio (SMS) présente le 3e volet de Project Cars, leur carton de 2017. Un jeu très attendu dans la sphère de la simulation automobile qui ne plaira peut-être pas à tous les aficionados…

Pour être franc, je ne fais pas partie de ces derniers. GTA V reste mon terrain de jeu favori (pas taper). Mais cette petite expérience me donne envie d’aller plus loin et Project Cars 3 (PC3) est le candidat favori à mon entrée dans le monde de la simulation auto.

Carrière, mode en ligne, modes rivaux… Y’en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

PC3 présente un mode carrière complet et abouti. Il faudra gravir les échelons de la course automobile (classe E, D, C) afin de gagner en compétences, ramasser les crédits, acheter et améliorer ses voitures pour devenir le roi de l’asphalte. Point sympathique, le jeu propose d’utiliser les crédits du jeu pour débloquer les épreuves. Fini les heures à tenter et retenter le même circuit en boucle à en casser son volant ou sa manette pour passer à la course suivante ; grâce à un simple paiement de crédit, la course suivante est débloquée !

On retrouve aussi un mode en ligne qui se divise en trois catégories : les parties rapides, les évènements programmés (plusieurs courses sont proposées à chaque heures) ainsi que les évènements personnalisés. Enfin, il y a aussi le mode rival qui propose trois épreuves qui expirent de manière journalière, hebdomadaire et mensuelle.+

Le jeu, bien que nerveux, demande tout de même de la rigueur. Il faudra bien suivre la trajectoire optimale afin de gagner le maximum de temps et avoir la chance d’être sur le podium. Cependant, contrairement à son grand frère, PC3 est un petit peu moins fidèle en ce qui concerne le comportement de la voiture, les rendant plus maniable à la manette. Attention, ce n’est pas un Fast and Furious non plus : taper dans les rambardes invalide vos temps et les voitures restent tout de même de bonnes savonnettes si on ne sait pas ce que l’on fait !

Côté garage, il y a beaucoup de choix ; pratiquement tous les grands constructeurs automobiles sont présents : Mercedes, Mitsubishi, Honda, Lamborghini et même Bugatti avec sa Veyron sont disponibles à l’achat. La personnalisation ne va pas très loin, en revanche. Peu de motifs sont présent pour habiller la voiture, le plus gros de la personnalisation étant au niveau des stickers que l’on peut placer sur la voiture. Cependant, le point très chouette, les voitures ont des niveaux qui donnent accès à des réductions sur les pièces dans le garage.

On retrouve la plupart des constructeurs automobiles mondiaux dans PC3, ce qui permet de se faire plaisir avec quelques monstres de l’asphalte…

La prise en main de PC3 a été mouvementée pour moi. En effet, étant extrêmement novice dans le genre et jouant à la manette (encore une fois, pas taper), l’absence d’un mode d’entrainement a été très frustrant et met une pression constante pendant les courses du mode carrière.

Un système d’indicateurs à la conduite est présent et montre où commencer le freinage pour négocier le virage, le point intermédiaire dudit virage ainsi que le point de sortie. Bien que ces aides soient visibles et pratiques, sans indication de vitesse, on peut se retrouver à faire un bisou à la rambarde ! Malgré cela, après quelques heures de conduite, on prend un véritable plaisir à jouer. Ça donnerait presque envie d’acheter un kit volant-pédale 😉 (voir tous nos périphériques de simulation automobile).

V4, V6 ou W16 : quel PC pour jouer à Project Cars 3 ?

En minimal, le jeu ne réclame pas une bête de course. La vieillissante GTX 680 couplé à un i5 3450 ou au malheureux FX-8350 peuvent faire l’affaire selon la configuration minimum. Bien que notre configuration Skillshot rentre dans le cahier des charges avec le Ryzen 3 3200G, on vous conseille plutôt le Blink qui propose une carte graphique dédiée bien plus poussé que la Vega 8.

Dans un budget un peu plus conséquent, le Viper va permettre de pousser un peu plus les graphismes grâce à sa GTX 1660 SUPER. Mais pour profiter du jeu dans toute sa splendeur jusqu’en 1440p, le Blackbird reste incontournable avec une RTX 2070 SUPER qui est citée pour la configuration recommandée.

N’étant pas un joueur trop exigeant en termes graphiques, je suis très satisfait du rendu sur ma configuration qui commence à dater… Avec un i5 4690K (OC à 4.5GHz : à vos risques et périls) et une GTX 1650, les 30 FPS constants sont facilement atteignables et le rendu très correct sur un 27 pouces en Full HD. Cependant, les cycles jour/nuit ainsi que la météo feront un peu baisser nos images par secondes. Précisons qu’il n’y a pas de niveau de réglages des graphismes, il faut passer les items un par un et tout personnaliser.

Pour ce test, j’ai privilégié les graphismes à la fluidité, question de préférence 😉

Bien que la maniabilité soit plus accessible sur une manette, je pense que l’utilisation d’un volant changerait largement notre expérience de jeu. On n’a pas pu passer énormément de temps sur la partie en ligne mais les parties préprogrammées vont surement ravir les pilotes en graine : inscription, modification de la voiture avant le départ … tout y est pour faire « comme en vrai » !

Project Cars 3 a réussi un pari difficile : capitaliser sur son savoir-faire en simulation automobile réaliste tout en devenant plus accessible pour les novices et débutants du genre, comme moi. Bien que les plus puristes seront déçus par le manque de réalisme, Project Cars 3 devient la porte parfaite pour mettre un premier pied dans la simulation automobile !