Test F1 2020 PC : back dans les baquets

C’est bien fait quand même : quelques jours après le début de la saison de Formule 1 2020/21, Codemasters sort sa livrée annuelle du jeu F1 2020. Coïncidence ? Nous ne croyons pas. En revanche, après avoir testé la pré-version, on ne peut que recommander ce nouvel opus pour qui aime un peu la discipline mais aussi pour ceux qui l’aiment beaucoup et passionnément. Comme sur le circuit réel, pas de révolution mais de l’optimisation. Et à ce niveau, ça décoiffe !

Pour certains, les jeux de sport peuvent paraître des productions de « fainéants », chaque année augurant d’une nouvelle version dont les changements sont majoritairement cosmétiques et saupoudrés de menues innovations*.

Pour tenter d’éviter cet écueil, Codemasters a gardé les excellentes recettes des deux précédents F1 et introduit deux nouveaux modes, ainsi que de multiples optimisations ici et là. Il n’y parvient donc qu’en partie mais prend dignement la succession pour s’avérer une excellente simulation de F1 qui offre de nombreuses façons de l’aborder selon son niveau.

On retrouve évidemment toutes les livrées des F1 2020 (avant la reprise du championnat).

Le plus dur va être de choisir…

Si vous n’avez jamais joué un F1 de Codemasters, l’opulence d’activité pourra vous surprendre. Grand prix simple, contre-la-montre, championnat, courses en ligne diverses et variées ainsi qu’un mode carrière où vous dirigez un jeune pilote de la F2 jusqu’au F1 Circus (il est possible cette année de faire une saison complète en F2, vos résultats influant alors sur votre suite en F1).

Fournée 20/21 oblige, vous accèderez qui plus à toutes les équipes et pilotes de cette année ainsi que des modèles rétro et mythiques (pour les éditions spéciales avec des livrées de Schumacher).
Beaucoup de choix ? Et encore ce n’est rien puisque le jeu permet un nombre de réglages impressionnants, rapides ou complètement personnalisés, pour vous proposer une expérience de conduite adaptée à vos envies et votre niveau. Nous y reviendrons.

LMes options pour créer sa propre F1 sont malheureusement trop limitées : les formes sont globalement les mêmes, seules les couleurs pouvant être modifiées.

Pour les fans, la principale évolution vient du mode My Team (Ecurie). En résumé, prenez le mode carrière et ajoutez une couche légère de gestion/management, quelques gadgets supplémentaires (les entrainements, la gestion du 2e pilote, les sponsors…) et voilà !

Cela séduira peut-être plus que la carrière « simple », parce que plus complet, mais au vu des idées développées, on est un peu déçus : la personnalisation de la voiture et de l’avatar sont trop minimes, la R&D est la même qu’en solo, les interviews sont tout aussi loupées qu’en mode carrière (l’impact de vos réponses n’étant pas assez prégnant)…

Toutefois, il faut avouer que le mélange des genres pilote/propriétaire (comme le furent des Jack Brabham ou Bruce McLaren en leur temps) fonctionne plutôt pas mal et on a envie de grimper les (longs) échelons qui nous mèneront, pilote et écurie, au sommet.

Dernière nouveauté et non des moindres, un mode split screen refait son apparition, à l’ancienne, pour des duels acharnés côte à côte !

Ah non, le plus dur va être de piloter !

On plaisante mais si vous n’êtes pas familier avec le pilotage, inutile de goûter aux réglages « Elite » de F1 2020 et même en-dessous. Sa passer de l’anti-patinage nécessite un gros apprentissage notamment. Effectuer les dizaines de tours d’un grand prix « en temps réel », requiert lui de l’endurance, de la concentration, bref c’est exigeant. Et à ce niveau, mieux vaut un volant.

Mais ne fuyez pas jeunes conducteurs apprentis, il y en a, là aussi, pour tout le monde. Votre serviteur a trouvé ses réglages personnalisés délaissant le fade mode débutant pour rajouter un peu de piment. Des dégâts aux aides au DRS en passant par la stratégie de course, tout est paramétrable. En ce sens, F1 2020 démontre une bonne fois pour toutes qu’il est ultra-complet et s’adresse à (presque) tous.

Les sensations de vitesse sont bien présentes, l’adrénaline d’un départ, surtout en milieu ou fin de peloton monte très rapidement et l’on devient vite un chasseur de trajectoire parfaite pour monter sur le podium. Si vous (ab)usez du flashback pour revenir sur une mauvaise manœuvre, l’exploit sera à portée de main mais à vaincre sans péril… et bien on gagne !

Quelle configuration PC pour jouer à F1 2020 ?

Vous le constaterez sur les vidéos, le moteur de F1 2020 n’est pas des plus exigeants et le jeu en lui-même ne bénéficie pas de Ray-tracing ou de textures à foison.

Ainsi, côté configuration, la minimale est… minimale !! Intel Core i3 2130 ou AMD FX 4300, NVIDIA GT 640 ou AMD HD 7750 et 8 Go de mémoire, on ne sait pas comment cela tourne avec ça, on n’ose pas tester ^^ Et honnêtement, on n’a plus de GT 640 en stock Oo

La configuration recommandée à base de Intel Core i5 9600K / AMD Ryzen 5 2600X, 16 de RAM et d’une NVIDIA GTX 1660 Ti / AMD RX 590 appartient plus à cette décennie. Cela permet déjà d’utiliser DirectX12 et d’offrir une expérience agréable en Full HD. La configuration la plus proche que nous proposons est la Viper avec sa 1660 Super et un Ryzen 5 3600.

Pour ce test, rappelons que nous avons fait tourner F1 2020 sur une configuration en Ryzen 7 2700X accompagné d’une RTX 2060 qui correspond grosso modo à notre Furax. Résultat 80/90 FPS en Full HD Ultra, 144 en Supérieur.

Un phénomène à suivre ?

Impossible de se faire un avis définitif sur ce F1 2020 puisque nous avons joué en pré-version et Koch Media, distributeur qui nous a permis de faire ce test (un grand merci), nous a rappelé qu’un patch day one corrigerait les quelques bugs (deux rencontrés pour ma part) de cette version.

La vue cockcpit est largement à privilégier pour l’immersion et le sensation de vitesse. L’effet d’un départ en plein peloton est alors saisissant, même avec les F1 Retro.

Il faut aussi souligner, et ce n’est pas rien, que nous n’avons pu tester le mode multijoueur. Or F1 2020, s’il suit les pas de son prédécesseur, risque lui aussi de faire partie de nombreux programmes Twitch. Durant le confinement, plusieurs pilotes (des vrais) s’y sont affrontés. Des streamers avaient aussi aidé à populariser le 2019 (coucou Yann) en l’intégrant dans leur session. Ce 2020 semble bien avoir tous les ingrédients pour continuer sur cette trajectoire.

* Et tant qu’à faire, pour mieux réussir, autant empêcher la personnalisation complète via l’import de textures (comme FM, Pro Cycling Manager voire PES le permettent par ex) pour être sûr d’ne vendre chaque année…